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Yoga Sutras de Patanjali et méditation

J'ai lu un sutra très intéressant hier soir qui traite de l'importance de la méditation :

IV-6 De ces mentals, seul celui qui médite parvient à se libérer du cycle des désirs.

"Cet aphorisme capital énonce le fondement de la pratique méditative. Seule la méditation dissout cette idée tenace que nous sommes une entité séparée, un ego, un mental, une personnalité, un corps, etc. Or, cette idéeest le fondement du cycle des désirs. Il faut recueillir la lumière de la méditation, pour ensuite confronter nos idées irréalistes et malsaines avec ce qui est. Toute autre procédure (y compris l'usage des drogues, la répétition de mantras et l'ascèse) laisse l'errance intacte. Par cette parole, Patanjali nous livre l'information capitale qui fait si cruellement défaut à la tradition occidentale, tradition tronquée, amputée de son aspect pratique. Le message est clair : la pratique de la méditation est essentielle pour se libérer de l'errance."

Bouchart d'Orval , Jean (2005), Patanjali et les Yoga Sutras, Éditions Le Relié, 260 pages


Notre société nous invite à consommer de façon excessive en nous promettant que nous serons comblé lorsque nous aurons acheté le dernier gadget. Mais il n'en est rien! Après une razzia de magasinage, on ressent toujours ce vide à l'intérieur sans toutefois comprendre pourquoi il est encore présent. Il est difficile de comprendre la dynamique de nos désirs tant que nous sommes dans l'action. Pour y voir clair, il faut laisser l'eau du lac de notre mental se calmer. Seulement à ce moment-là pourrons-nous voir ce qui se cache au fond. Est-ce de la boue, du sable... ou l'infini?

Namasté,

Maryse


Outils pour apprendre la pratique de la méditation :

Téléconférence sur la méditation de Maryse Lehoux : http://www.diva-yoga.com/teleconference/meditation.html
Méthode de méditation EasySteps (en français) : http://go.divayoga.easysteps.1.1tpe.net
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Philosophie du yoga : La pureté (saucha)

Saucha : la pureté du corps, la pureté de l'environnement, la pureté de l'être. http://www.diva-yoga.com/article-niyama-saucha-purete-proprete.html
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Pistes de réflexion sur le niyama Tapas - Discipline enthousiaste, ardeur spirituelle

par Pierre Bélisle (www.flyogi.com)

Grâce à une pratique intense, nous éliminons les impuretés et nous atteignons la perfection du corps et des sens
(Aphorisme II-43)

Dans un contexte ascétique, ce Niyama peut être interprété comme une invitation à la mortification et aux sévices corporels pour atteindre la perfection du Soi. En sport, en conditionnement physique et même en yoga on retrouve souvent cette interprétation dans l'approche « No pain, no gain » ou « Il faut souffrir pour être belle ».

Mais détrompez-vous. Dans le yoga que nous vous présentons, la discipline et l'ardeur sont d'une tout autre nature... [Lire la suite : Article sur le niyama Tapas]
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Le premier trimestre de la grossesse: l'adaptation au changement !

par Josianne Geoffroy (geoffroy.j@videotron.ca)

GrossesseEh oui! vous êtes maintenant enceinte. Vous vous répétez intérieurement ces mots, car vous avez l'impression que c'est presque irréel! Peut-être cette grossesse est-elle une surprise ou peut-être est-elle attendue depuis si longtemps, et maintenant c'est vrai! Au début, il se peut que vous n'ayez aucun symptôme comme il est possible que vous soyez déjà, avant les 4 premières semaines, aux prises avec certains malaises. Il peut s'agir de nausées, de grande fatigue, d'étourdissements ou même de légère dépression. Sans être banal, tout cela est normal et c'est là toute la subtilité de la chose.

Déjà, votre vie change et cette grossesse vient tester votre aptitude au changement. La vraie prise de conscience vient du fait que, dans cette création, vous avez, bien sûr, un contrôle sur certains aspects, mais pas sur tout! Vous ne vous demandez pas comment vous allez faire les bras de votre bébé. Quant à elle, la nature sait ce qu'elle a à faire et elle ne fait rien sans raison, même si on ne comprend pas toujours sa démarche. Dans notre société, il faudrait constamment être en contrôle, ce qui est naturellement impossible. Cette « illusion » de contrôle sur tous les aspects de la vie, même sur le vieillissement et la mort grâce à la technologie et à la science, vient se heurter à la nature qui elle, tout d'un coup, nous demande plutôt de lâcher prise et de faire confiance!

Ouf! Parfois, c'est dur! C'est même un conflit intérieur tellement grand que parfois le corps doit s'en mêler en nous poussant à faire des prises de conscience. C'est à ce moment que nous commençons à être indisposés physiquement. Plus on résiste, pire sont les malaises. Même la pratique de yoga doit s'ajuster à votre condition. C'est pourquoi je vais vous proposer une façon toute spéciale de faire votre yoga pour ce premier trimestre. Entre chaque posture, vous allez fermer les yeux et observer les effets de la posture dans votre corps. Cette observation est nécessaire, car elle vous permettra de mieux vous connaître et de vous faire davantage confiance.

Une observation dure environ 1 minute et pendant ce temps vous êtes immobile. Vous amenez votre attention et tous vos organes sensoriels vers l'intérieur. Vous devenez l'observateur, sans jugement ni critique, sans chercher à comprendre ce qui se passe, juste être dans l'instant présent et sentir si c'est agréable ou désagréable. Toutes les sensations sont bonnes, même celles qui vous semblent moins positives puisqu'elles vous permettent de vous ajuster lors de l'exécution de votre prochaine asana (posture).

Vous êtes maître de l'intensité des postures et vous devez apprendre à vous faire confiance et surtout à respecter vos limites qui changeront peut-être chaque jour. Être sourde à ces messages de vous n'apportera rien. Vous apprendrez donc à être sensible aux signes de votre corps. Vous êtes la seule qui sait ce qui est bon pour vous et ce qui est primordial durant toute la grossesse et l'accouchement. Ce repos entre chaque asana vous permet aussi de comprendre l'équilibre du corps. Effort, repos, effort, repos, etc. Nous ne sommes pas des machines, mais des êtres humains et nous devons recharger nos « batteries » afin de fonctionner dans le plaisir et l'aisance.

Évidemment, durant une séance de yoga, il n'y a rien de mieux que d'être guidé par un enseignant certifié. Toutefois, même un professeur compétent ne l'est jamais davantage que vous. Ce qui veut dire que vous n'avez JAMAIS à exécuter une asana qui, selon votre instinct et non vos peurs, vous semble néfaste. Assurez-vous aussi que votre professeur soit suffisamment formé pour enseigner aux femmes enceintes.

Namasté!

Josianne Geoffroy

www.naissanceetconscience.ca

Yoga et Ressources en périnatalités

Naissance et conscience

Naissance et Conscience vous guide dans la fabuleuse expérience qu'est la naissance d'un enfant par le yoga et l'accompagnement à la naissance, en groupe ou en privé.

Le yoga prénatal et le yoga postnatal sont offerts dans les centres suivants:

Paix, amour et lumière à vous toutes!

Namasté!

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Pistes de réflexion sur les Yamas - Aparigraha

Pierre Bélisle

par Pierre Bélisle, E-RYT (www.flyogi.com)



Aparigraha - Lâcher prise

Quand nous sommes fermement établis dans la non-possession, nous pouvons connaître le sens de la vie (Aphorisme II-39).

Une interprétation littérale de cet aphorisme implique de se départir de tous ses biens pour vivre en ascète comme les moines bouddhistes qui n'ont que leur linge et leur bol à quêter.

ImageUne version plus applicable à notre vie contemporaine serait de ne plus se définir par :

  • Nos possessions (auto, maison, compte en banque...).

  • Nos rôles sociaux (conjoint, parent, cadre, ingénieur, professeur de yoga...).

  • Nos activités (loisirs, sports, style de vie...).

  • Nos attributs (apparence, habiletés...).

Un bon test pour savoir si ces choses nous définissent et si l'on s'agrippe à elles est de s'imaginer comment l'on réagirait si l'on ne les avait plus.

  • Quelles seraient nos pensées dominantes?

  • Quelles conclusions tirerions-nous de l'expérience?

  • Comment notre perception de nous-même serait-elle influencée?

  • Est-ce que cela changerait notre estime de soi?

Il ne s'agit pas de nier la tristesse ressentie à la perte de quelque chose ou de quelqu'un qui nous est cher. La question est plutôt de se demander quel sens on donnerait à cette expérience de perte et comment on l'utiliserait pour orienter le reste de notre vie (un peu comme le phoenix qui renaît de ses cendres).

Aparigraha est un puissant outil pour vivre intensément le moment présent sans le fuir en s'accrochant au passé ou en se projetant dans l'avenir. Étant donné que le mental (l'Ego) ne vit que dans le passé ou le futur, cela exige beaucoup de contrôle sur les fluctuations du mental pour rester connecté à notre essence (cf. Aphorismes I-2 à I-4).

Agenda - planifier l'avenirLa pratique d'Aprigraha sous-entend que l'on abandonne la folle idée que l'on peut contrôler l'avenir et les évènements extérieurs sans pour cela tomber dans un laisser-aller total pour dériver à travers la vie sans direction interne.

Le grand défi d'Aparigraha est de continuer à avoir des objectifs à long terme tout en apprenant à mourir d'instant en instant à ce qui était pour se réinventer en renaissant à ce que l'Univers nous offre pour aller avec confiance dans la direction de nos rêves (cf. le principe de Moksha : la libération de l'emprise du cycle de la mort et de la renaissance).

Il est toujours bon de se rappeler que lorsque l'on cesse d'insister pour faire quelque chose « à notre façon » et que l'on se concentre sur le besoin profond auquel on essayait de répondre, une vaste panoplie d'alternatives intéressantes s'offre habituellement à nous.

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Pistes de réflexion sur les Yamas - Brahmacharya

Pierre Bélisle

par Pierre Bélisle, E-RYT (www.flyogi.com)

Les Yamas sont la première étape du yoga et ce mot sanskrit signifie « restrictions ». Il décrit les cinq comportements à éviter dans nos relations avec les autres et le monde extérieur si l'on veut être heureux.

Ce sont :

  1. Ahimsa - Non-violence, compassion

  2. Satya - Respect de la vérité

  3. Asteya - Non-convoitise

  4. Brahmacharya - Modération

  5. Aparigraha - Lâcher prise

Chacun des Yamas est abordé en termes pragmatiques pour nous amener à réfléchir à ces principes dans le contexte de notre vie de tous les jours.

Aujourd'hui, je vous présente les 4e et 5e Yamas, soit Brahmacharya, la modération, et Aparigraha, le lâcher-prise. Vous pouvez imprimer et conserver les 3 parties de cet article sur les Yamas en cliquant sur le lien suivant: Pistes de réflexion sur les Yamas. Les Yamas sont des principes de vie auxquels on revient encore et toujours!

Brahmacharya - Modération

Quand nous sommes fermement établis dans la modération, nous disposons d'une grande énergie intérieure. (Aphorisme II-38)

Traditionnellement, Brahmacharya était identifiée à l'abstinence sexuelle afin de conserver son énergie vitale. Cependant, une étude étymologique du terme sanskrit révèle une signification beaucoup plus vaste :

  • Brahman : l'expression ultime du divin, du Tout-Puissant

  • Charya : aller vers

Dans cette optique, la pratique de Brahmachaya serait de faire ce qui nous rapproche de notre essence divine ou, en terme de restriction (Yamas), d'éviter les comportements qui nous éloignent de notre Moi supérieur en étouffant ou dissipant notre énergie vitale.

En général, il s'agit d'éviter les comportements compulsifs tels que :

  • Gourmandise pour éviter de sentir le vide au-dedans de soi ou les émotions qui nous tiraillent au creux du ventre.

  • Sexualité « génitale » où l'autre n'est qu'un objet pour nous défrustrer et assouvir nos besoins de possession, de plaisir, de contrôle, etc.

  • Travail compulsif pour se valoriser ou éviter d'être en relation.

  • Abus d'alcool ou de drogue pour éviter de se sentir en fuyant vers des paradis artificiels.

  • Jeu compulsif pour fuir la réalité et se nourrir du « thrill » de peut-être gagner le « gros lot » sans effort.

La pratique de Brahmacharya implique une bonne dose de discipline puisqu'il s'agit de s'habituer à composer consciemment avec ce tout que la vie nous apporte en adoptant une façon d'être qui est le plus en accord avec notre essence divine plutôt que de fuir l'inconfort et de rechercher le plaisir de façon compulsive.

Par contre, il ne s'agit pas non plus de fuir systématiquement les « plaisirs de la vie » ou de s'infliger des sévices corporels ou mentaux :

« Il faut de la modération même dans la modération ! »

En effet, l'ascèse peut facilement devenir une façon compulsive d'éviter de composer avec les défis de la vie. Il est bien plus facile d'être centré, aimant, spirituel, etc. dans la solitude et sans stimulus externes que de garder sa conscience et son coeur ouverts dans le feu de l'action et des interactions avec les gens qui nous « déclenchent » et nous mettent en contact avec notre mal d'être et nos « zones erronées » (cf. Wayne Dyer).

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Pistes de réflexion sur les Yamas - Asteya

Asteya – La non-convoitise

Quand sous sommes fermement établis dans la non-convoitise,

l’abondance vient à nous (Aphorisme II-37)

  • ConvoitisePatanjali nous présente ici un paradoxe : lorsqu’on arrête de convoiter les choses, elles viennent à nous spontanément et en abondance.

  • Tout d’abord, le fait de convoiter ce qui ne nous appartient pas est cause de souffrance parce que cela nous empêche d’apprécier ce que nous avons. C’est un cercle vicieux encouragé par la société de consommation qui, en général, nous laisse insatisfaits et « en manque ».

  • Pour la plupart d’entre nous, le fait d’avoir pris (ou gardé) un objet qui ne nous appartenait pas cause un certain niveau de pollution mentale qui nuit à notre habilité à jouir pleinement de l’objet.

  • Qui n’a pas éprouvé un certain malaise à propos d’un article emprunté d’un ami et que l’on « oublie » de retourner depuis trop longtemps?

  • Qui ne ressent pas (parfois) une certaine culpabilité et la crainte d’être découvert ou jugé pour des « souvenirs » pris dans un hôtel ou un restaurant?

  • En général, le fait de retourner un objet à son propriétaire (ou de le donner à une œuvre de charité si ce n’est pas possible) s’accompagne d’un grand soulagement et d’une augmentation de notre énergie vitale parce que nous ne portons plus le poids karmique de l’objet acquis de façon inappropriée.

  • Et que dire du respect de la propriété intellectuelle? Le fait de copier/pirater de la musique ou des logiciels, de photocopier des livres ou de s’approprier les idées des autres va à l’encontre du principe de Asteya. On a beau essayer de les justifier, il reste que ces gestes ne sont pas motivés par un sentiment d’abondance. Au contraire!

Il y a aussi des applications plus subtiles de ce principe de non-convoitise.

  • Il est inapproprié de « prendre » le temps des autres en s’imposant au-delà de ce qui est convenable ou souhaité par l’autre. Rappelez-vous comment vous vous sentez face à quelqu’un qui s’impose.

  • Tel que décrit dans le livre « La prophétie des Andes », l’on peut aussi « voler » l’énergie des gens de diverses façons :

    • En jouant à la victime

    • En essayant de les dominer

    • En les interrogeant pour les mettre sur la défensive

    • En se tenant à l’écart pour que les gens viennent nous chercher

Vous pouvez utiliser ces pistes de réflexion pour observer sans jugement votre vie et vos relations avec les autres. Si vous vous rendez compte que vous pourriez améliorer certains comportements, évitez de porter un jugement sur vous-même et apporter tout simplement les changements nécessaires pour être plus heureux.

Le 19 août, vous recevrez la fin des pistes de réflexion sur Brahmacharya et Aparigraha directement dans votre boîte de courriels. Au plaisir!


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Pistes de réflexion sur les Yamas - Satya

par Pierre Bélisle, E-RYT (www.flyogi.com)

Les Yamas sont la première étape du yoga et ce mot signifie « restrictions ». Il décrit les cinq comportements à éviter dans nos relations avec les autres et le monde extérieur si l’on veut être heureux. Ce sont :

  1. Ahimsa – Non-violence, compassion

  2. Satya – Respect de la vérité

  3. Asteya – Non-convoitise

  4. Brahmacharya – Modération

  5. Aparigraha – Lâcher prise

Chacun des Yamas est abordé en termes pragmatiques pour nous amener à réfléchir à ces principes dans le contexte de notre vie de tous les jours.

Cette semaine, je vous présente les 2e et 3e Yamas, soit Satya, le respect de la vérité, et Asteya, la non-convoitise.

Satya – Le respect de la vérité

Quand nous sommes fermement établis dans le respect de la vérité,
nos actions sont naturellement couronnées de succès (Aphorisme II-36)
  • Discussion familialePatanjali nous dit ici que nous serons les grands gagnants en nous engageant à utiliser des paroles justes, à ne pas mentir et à nous abstenir de bavardages futiles.
  • Notre pensée crée notre réalité et nos paroles en décuplent le pouvoir en les projetant dans l’Univers. Il serait donc avantageux pour nous de choisir judicieusement les paroles que nous émettons (et encore plus profitable de gérer les pensées qui en sont la source).
  • Nous savons tous comment un mensonge (ou un « non-dit ») peut nous écraser, supprimer notre vitalité et ruiner notre qualité de vie jusqu’à ce que nous osions avouer la vérité et faire amende honorable. Et pourtant, toute vérité n’est pas bonne à dire…
  • Et qu’en est-il des bavardages? En plus d’être une forme de violence envers les autres, nos médisances ne polluent-elles pas notre relation avec les gens (autant les gens visés que les témoins)? Nous parlerions beaucoup moins et nos paroles feraient très peu de mal si nous faisions le test des trois passoires avant de parler :
      • Est-ce que je sais pertinemment que c’est vrai?
      • Est-ce que cela fera du bien à l’autre d’entendre ce que je veux dire?
      • Est-ce que ce sera utile à l’autre de savoir ce que je veux lui dire?
  • Swami Kripalu résumait tout cela en se demandant avant de parler : « Serait-ce une amélioration sur le silence? ». Il observa d’ailleurs un silence complet pendant plusieurs années.

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Pistes de réflexion sur les Yamas - Ahimsa

Pierre Bélisle

par Pierre Bélisle, E-RYT (www.flyogi.com)

Le yoga a une longue tradition, vieille de plusieurs milliers d'années. Vers l'an 200 av. J.-C., un sage nommé Patanjali a résumé les connaissances des gens qui l'ont précédé sur le chemin de la découverte de Soi. Le texte, les Aphorismes de Patanjali, est considéré comme le yoga classique et il décrit les 8 étapes du yoga.

Contrairement à ce qu'on serait tenté de croire, les postures physiques ne sont pas la première étape. Ce sont les Yamas qui sont la première étape du yoga. Le mot Yamas signifie « restrictions » et décrit les cinq comportements à éviter dans nos relations avec les autres et le monde extérieur si l’on veut être heureux. Ce sont :

  1. Ahimsa – Non-violence, compassion

  2. Satya – Respect de la vérité

  3. Asteya – Non-convoitise

  4. Brahmacharya – Modération

  5. Aparigraha – Lâcher prise

Relations interpersonnellesIls forment essentiellement la base d’une attitude à cultiver face à la vie. Loin de représenter un code moral rigide qui dicte tout ce qui est bien ou mal, ce sont des balises éthiques qui peuvent nous guider à accomplir les gestes appropriés pour le plus grand bien de tous en chaque circonstance.

En résumé, il s’agit de faire ce qui, à long terme, engendre du bien-être et d’éviter ce qui, à long terme, cause de la souffrance parce qu’en fin de compte, c’est nous qui souffrirons. Un dicton français résume très bien la notion qui sert de toile de fond à ces principes : « Qui sème le vent récolte la tempête ».

  • Chacun des Yamas sera abordé en termes pratico-pratiques pour nous amener à réfléchir à ces principes dans le contexte de notre vie de tous les jours.

Ahimsa – Non-violence/compassion

Quand nous sommes fermement établis dans la compassion,
toute animosité disparaît autour de nous. (Aphorisme II-35)
  • Patanjali nous dit qu’en cultivant une attitude de compassion envers ce qui nous entoure, nous récolterons la paix autour de nous (alors que penser de la guerre au terrorisme?).

  • Bien qu’il prône le respect de la vie, le concept de la non-violence dépasse de loin le fait de ne pas tuer. Par exemple si on heurte un animal en auto et qu’il est agonisant, la chose éthique à faire serait peut-être de mettre fin à ses souffrances le plus humainement possible (et qu’en est-il alors de l’euthanasie?).

  • Que dire de l’impact de nos pensées malveillantes envers certains groupes ou personnes? Quelles en sont les conséquences pour elles et … pour nous?

  • AgneauxOn utilise souvent le principe d’Ahimsa pour prôner une alimentation végétarienne. Certains le font même de façon plutôt véhémente, pour ne pas dire violente (humm !!). Par contre, l’on ne peut rester insensible à la violence infligée aux animaux par l’industrie agroalimentaire (voir le vidéo « Meet your Meat » sur www.peta.org - en anglais).

  • L’on peut aussi dire que le mouvement écologique est aussi inspiré d’Ahimsa envers notre Terre Mère et ses écosystèmes. Pour être congruent, il faudrait donc faire des choix de consommation qui encouragent le respect de la vie et de la planète.

  • Bien que le concept d’Ahimsa s’applique à ce et ceux qui nous entourent, il est aussi important de voir comment sa pratique nous amènera inévitablement à prendre conscience de nos jugements et de nos violences envers nous-mêmes et à les éviter.

Le 5 août, vous pourrez lire la suite des Yamas avec Satya et Asteya et, le 19 août, vous recevrez les pistes de réflexion sur Brahmacharya et Aparigraha directement dans votre boîte de courriels.


Corps et ÂmeVenez approfondir votre passion du yoga!

Que ce soit pour approfondir votre yoga ou pour l'enseigner, Pierre vous offre une formation de 200 heures à Montréal, en français, pour devenir professeur de yoga Kripalu.

Une séance d'information aura lieu à Montréal le 17 août. Vous aurez la chance de rencontrer les formateurs et de goûter le yoga Kripalu! Si cette formation vous intéresse, vous pourrez bénéficier d'un rabais substantiel: 500$!

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Un monde idéal ou Le lâcher prise

Aujourd'hui, pour vous illustrer le concept du monde idéal, je vais utiliser un exemple personnel et essayer de le ramener à votre vie.

C'était il y a 3 semaines, soit deux jours avant mon départ pour Kripalu. Cette journée-là, on a lâché une bombe sur ma vie, sur la vie que je m'étais créée pendant mon enfance et ma vie adulte. Ce sont de (très) vieux événements qui ont eu un impact considérable sur toute ma vie et dont j’apprenais enfin la vérité, une vérité crue et blessante. J’en ai été bouleversée, désorientée et cette situation m’a fait apparaître ma vie comme une illusion où tout avait été créé pour sauvegarder les apparences. Il me semblait qu'une partie de ma vie était irréelle et n'était que mirage.

Pendant mon séjour au centre de yoga, je n'avais plus personne à qui penser et aucune responsabilité. Mes enfants n'étaient pas là, je n'avais pas de portable, tous les repas étaient préparés pour moi (et quelques autres centaines d'invités!). Je n'avais qu'à penser à moi et à ces événements. Une véritable torture.

Pendant ma formation, nous avons pratiqué entre 5 et 6 heures de yoga et méditation tous les jours. En raison, entre autres, de la réalité qui a bouleversé ma vie, mon corps a manifesté beaucoup d’inconfort physique et mental, des sensations désagréables et des douleurs émotionnelles pendant mes séances de yoga et dans mes pratiques de méditation.

C'était très puissant et difficile à endurer. J’ai utilisé tous les trucs que je connaissais (et j’en connais beaucoup) pour les faire disparaître : techniques de respiration, postures de yoga, rationalisation de la situation, discussion avec d’autres, massothérapie, visualisation, etc. Rien n’y faisait; les sensations persistaient.

Pour moi, mon monde idéal était détruit 2 fois. La première par ces vieux événements et la deuxième par toute cette souffrance que mon corps portait. Je ne pouvais pas accepter d'avoir ces inconforts étant donné que je suis jeune et en bonne santé physique et mentale. De plus, j'ai beaucoup d'outils de yoga pour m'aider et que j'adore mordre dans la vie à belles dents.

Je ne pouvais pas accepter que je ne contrôlais pas la situation. Je désirais seulement faire disparaître cette douleur physique et émotionnelle. Lorsque, finalement, j'ai lâché prise et que j'ai laissé ma douleur être, sans tenter de la contrôler, mon corps a pris les postures qui lui convenaient pour guérir et me libérer.

Mais avant d'être libérée, j'ai vécu encore plus d'inconforts. C'était vraiment une tempête qui déferlait dans mon corps; en quelques minutes, j'ai eu toutes sortes de symptômes. Je ne pensais pas pouvoir tenir le coup. Lorsque le calme est finalement revenu dans mon corps, j'étais paisible, bien et des larmes de bonheur coulaient de mes yeux. Je vivais pleinement ma douleur et j'étais en paix avec elle. De plus, une grande compassion m'habitait pour moi et les gens impliqués dans les événements.

J'ai parlé de mon expérience avec d'autres, dont plusieurs étaient professeurs de yoga. Presque chaque personne à qui j'ai parlé de mon expérience et de ma douleur m'a également parlé de sa douleur. Nous avions tous nos expériences difficiles, comme vous avez probablement les vôtres. De plus, chaque souffrance est vraie et importante pour la personne qui les vit. Il n'y a pas de petites ou de grandes souffrances.

On utilise une partie de notre temps précieux à nous comparer aux autres et à nous-mêmes et à essayer d'améliorer notre vie, sans prendre le temps de vivre notre vie d'aujourd'hui.

Il vous arrive sans doute de penser:

- "Ah! si seulement je pouvais perdre ces 2 derniers kilos. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à les perdre?"

- "Ma posture de yoga n'est pas parfaite. Je vais la travailler jusqu'à ce qu'elle ressemble à celle du professeur de yoga, de la photo ou DVD."

- "Si mon conjoint était plus attentif à mes besoins, notre couple irait beaucoup mieux."

- "Lorsque ma charge de travail diminuera au bureau, je vais beaucoup plus aimer mon travail et ma vie ira beaucoup mieux."

- Une variante: "Lorsque j'aurai changé d'emploi, enfin je serai heureux."

- "Si j'avais plus d'argent, ça irait beaucoup mieux dans mon couple, dans ma vie ou avec mes enfants."

- En vous comparant avec quelqu'un: "Pour lui (ou elle), c'est différent de ma situation. Sa vie a toujours été plus facile."

L'élément commun à toutes ces affirmations est qu'on veut améliorer l'avenir et se créer un monde idéal sans vivre le moment présent.

- Il vous reste 2 kilos à perdre? N'attendez pas de les perdre pour porter un bikini. Votre corps est sûrement très beau comme il est. De plus, pourquoi ne pas regarder un peu plus longuement la peau lisse de votre visage ou le galbe de vos jambes?

- Votre conjoint n'est pas aussi attentif que vous le voudriez? La prochaine fois qu'il offrira de passer l'aspirateur, pourquoi ne pas accepter avec un sourire?

- Vous pensez qu'en ayant plus d'argent, vous serez plus heureux? De quelle façon? Pourquoi ne pas commencer à être plus heureux maintenant, sans attendre d'avoir plus d'argent?

Je reçois des courriels de femmes qui ont perdu du poids (entre 3 et 15 kilos) et qui ont presque atteint leur « objectif ». Il ne leur reste souvent que 1 ou 2 kilos à perdre et elles me demandent des trucs pour perdre ces derniers kilos indésirables.

Bien sûr, elles peuvent bouger un peu plus, manger un peu mieux, faire une cure, intégrer une nouvelle habitude alimentaire ou délaisser une habitude néfaste. Je pense que la plupart d’entre nous savent ce qu’il faut faire pour perdre du poids !

L’autre option est d’être heureuse de tout le chemin qu’elles ont parcouru. Après tout, cet « objectif », ce sont elles qui l’ont établi. Peut-être ne correspond-il pas à la réalité de leur corps, ici et maintenant?

Je ne vous propose pas de laisser la situation telle qu'elle, sans vouloir l'améliorer. Ce n'est pas une excuse pour se laisser aller, mais plutôt une occasion de lâcher prise. Le monde idéal n'est pas dans un avenir lointain où tout sera parfait. Le monde idéal existe ici et maintenant avec ses joies, ses peines et ses opportunités de croissance personnelle.

Pour vous aider à lâcher prise dans votre vie, voici quelques suggestions pour les deux prochaines semaines:

  • Si vous vivez un coup dur, prenez le temps d'avoir de la peine et de trouver cette situation difficile à vivre.
  • Pratiquez le yoga régulièrement; il vous aide grandement à vivre le moment présent et à voir les sensations dans votre corps. Cet inconfort peut être une manifestation d'une situation difficile à vivre.
  • Lorsque vous vous comparez à quelqu'un d'autre, vous pouvez songer que cette personne aussi vit ou a vécu des situations difficiles.
  • Lorsque vous vous rendez compte que vous voudriez atteindre votre "objectif" à tout prix, réévaluez-le avec la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui.
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