Pistes de réflexion sur les Yamas – Asteya

Asteya – La non-convoitise

Quand sous sommes fermement établis dans la non-convoitise,

l’abondance vient à nous (Aphorisme II-37)

  • ConvoitisePatanjali nous présente ici un paradoxe : lorsqu’on arrête de convoiter les choses, elles viennent à nous spontanément et en abondance.

  • Tout d’abord, le fait de convoiter ce qui ne nous appartient pas est cause de souffrance parce que cela nous empêche d’apprécier ce que nous avons. C’est un cercle vicieux encouragé par la société de consommation qui, en général, nous laisse insatisfaits et « en manque ».

  • Pour la plupart d’entre nous, le fait d’avoir pris (ou gardé) un objet qui ne nous appartenait pas cause un certain niveau de pollution mentale qui nuit à notre habilité à jouir pleinement de l’objet.

  • Qui n’a pas éprouvé un certain malaise à propos d’un article emprunté d’un ami et que l’on « oublie » de retourner depuis trop longtemps?

  • Qui ne ressent pas (parfois) une certaine culpabilité et la crainte d’être découvert ou jugé pour des « souvenirs » pris dans un hôtel ou un restaurant?

  • En général, le fait de retourner un objet à son propriétaire (ou de le donner à une œuvre de charité si ce n’est pas possible) s’accompagne d’un grand soulagement et d’une augmentation de notre énergie vitale parce que nous ne portons plus le poids karmique de l’objet acquis de façon inappropriée.

  • Et que dire du respect de la propriété intellectuelle? Le fait de copier/pirater de la musique ou des logiciels, de photocopier des livres ou de s’approprier les idées des autres va à l’encontre du principe de Asteya. On a beau essayer de les justifier, il reste que ces gestes ne sont pas motivés par un sentiment d’abondance. Au contraire!

Il y a aussi des applications plus subtiles de ce principe de non-convoitise.

  • Il est inapproprié de « prendre » le temps des autres en s’imposant au-delà de ce qui est convenable ou souhaité par l’autre. Rappelez-vous comment vous vous sentez face à quelqu’un qui s’impose.

  • Tel que décrit dans le livre « La prophétie des Andes », l’on peut aussi « voler » l’énergie des gens de diverses façons :

    • En jouant à la victime

    • En essayant de les dominer

    • En les interrogeant pour les mettre sur la défensive

    • En se tenant à l’écart pour que les gens viennent nous chercher

Vous pouvez utiliser ces pistes de réflexion pour observer sans jugement votre vie et vos relations avec les autres. Si vous vous rendez compte que vous pourriez améliorer certains comportements, évitez de porter un jugement sur vous-même et apporter tout simplement les changements nécessaires pour être plus heureux.

 

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